La peur de manquer remplacée par la crainte d’être débordée

Il y a 50 ans nous avions peur de manquer,

... aujourd’hui c'est plutôt la crainte d’être débordé !

Trop de travail, trop d’Internet, trop  d’écrans d’ordinateurs, trop de consommation, trop d’activité, trop d’information.

Comment se défaire de cette dépendance ?

Comment trouver le bon équilibre ?

Nous sommes tous plus ou moins dépendants de quelque chose.

Les ordinateurs qui envahissent notre quotidien, et qui sont toujours de plus en plus intrusifs.

Nous sommes sous l’influence d’une consommation effrénée qui va bien au-delà de nos besoins élémentaires pour notre confort et qui nous font croire à l’illusion du bonheur.

Cette consommation tend à remplir un vide existentiel.

épuisement au travailNous avons tous un travail qui nous dévore et nous demande d’aller plus vite dans des délais plus courts et qui nous amène à  l’épuisement.

Toutes ces formes de dépendances nous envahissent sans que nous nous en rendions compte.  Peut-être en sommes nous des victimes tout en acceptant cette emprise.

Cette prise de conscience progresse, d’où la question :  Comment trouver le bon équilibre ?

 

La dépendance au travail a des causes à la fois organisationnelles et personnelles :

  1. La mise en place du numérique demande un investissement humain énorme.
  2. L’accélération du temps, toujours plus vite, fait que les méthodes de management passent à la trappe.
  3. Le fait de rendre des exécutants autonomes et responsables de leurs actions.

 

1 - La mise en place du numérique : un investissement humain énorme.

Que fait la technologie et le numérique? Elle soigne, elle guérit, elle opère, elle construit, elle communique, elle informe, elle assiste, elle enseigne, elle forme, elle distrait, elle remplace, et peut même combler un vide.

Ce mythe moderne indique que l’on n’arrête pas le progrès or les technologies de l’information et de la communication font parties du développement moderne.

Les conditions sous lesquelles se déroule l’apprentissage ont pris, au fil des siècles, des formes multiples. C’est ainsi que l’homme s’est formé depuis des millénaires, en utilisant les technologies disponibles de son époque pour laisser son empreinte.

Il semble donc qu’on ne puisse pas y échapper et qu’il vaille mieux consentir des efforts d’intégration du numérique dans les milieux éducatifs, et apprendre à les accepter comme nous l’avons fait avec toutes les autres technologies qui façonnent notre quotidien. Nous sommes parvenu à l’ère de l’apprenant numérique et plus rien ne sera similaire à ce que nous avons connu.  Hyper connecté le cerveau est en surcharge.  Danger pour le burnout.  L’addiction au travail existe et la personne va s’oublier.

 

2 - L’accélération du temps, toujours plus vite, fait que les méthodes de management passent à la trappe.

L’accélération du temps est un phénomène observable dans tous les secteurs d’activité, publics comme privés.  TPE, PME ou grands groupes.  Salariés ou indépendants.

Cette densification du travail est liée à des contraintes économiques évidentes.

Dans tous les secteurs, il faut faire plus avec moins de moyens.

Du coup, nous rentrons dans un « management de l’urgence », comme le « lean management » qui a fait de la réactivité une règle d’or.  Réagir au plus vite pour mieux servir le client.

Toujours réduire les délais et accélérer les procédures entraine cette course infernale, difficilement maitrisable et source d’erreur.  Cette course infernale entraine un niveau de stress tellement élevé que cela représente un danger pour la santé.

3 - Rendre des exécutants autonomes et responsables de leurs actions.

Les salariés d’exécution se sont vus confier des missions plus élargies avec de plus en plus de responsabilité.  Cette responsabilité en plus correspond en général à un souhait du salarié car cela correspond à une aspiration profonde de la personne.  En même temps elle renforce l’investissement et l’implication. Mais l’élargissement des responsabilités et des compétences engendre également beaucoup de stress chez le salarié. Être autonome dans son travail exige des compétences précises.  La personne doit apprendre à gérer son temps et à mener parallèlement de multiples activités.

Elle doit apprendre à mettre en place des outils d’autocontrôle pour éviter de se laisser engloutir par les multiples tâches et résister aux pressions extérieures.

Est-ce que la personne arrivera à dire non aux attentes élevées de la part de la direction ?

Une direction qui mesure moins, ou pas, l’ampleur du travail puisque la personne est autonome, donc la charge de travail devient invisible.

 

« La déconnection est importante.  Le numérique nous dévore.   

L’outil est très pratique et utilitaire mais il est important d’apprendre à le doser. »

 

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